Remettre à plus tard ce que l’on pourrait (ou devrait) faire tout de suite : voilà un comportement humain universel, souvent banalisé, mais qui peut freiner la productivité, augmenter le stress et nuire à la qualité du travail.
La procrastination n’est pas qu’une simple question de paresse — c’est un signal, souvent émotionnel, qu’il faut apprendre à écouter pour mieux le dépasser.
Pourquoi procrastine-t-on ?
1. La peur de l’échec ou de ne pas être à la hauteur
Lorsqu’une tâche semble difficile ou importante, elle devient anxiogène. On repousse alors son exécution pour éviter de faire face à l’inconfort, quitte à aggraver la situation.
2. Le perfectionnisme
Vouloir que tout soit parfait peut paralyser. On attend “le bon moment” pour bien faire, ou on passe trop de temps sur des détails secondaires.
3. Le manque de clarté ou de sens
Quand une tâche est floue, mal définie, ou qu’on ne voit pas son utilité, il est naturel de la repousser. Le cerveau préfère les actions simples, concrètes et gratifiantes.
4. La surcharge mentale
Trop de choses à faire, pas assez de temps ? Résultat : on panique, on s’épuise, et on finit par ne plus rien faire du tout.
Des solutions concrètes pour vaincre la procrastination
1. Découper les tâches en petites actions
Une tâche trop vague devient plus accessible si elle est découpée en étapes concrètes. Par exemple, « écrire un rapport » devient :
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ouvrir le document
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lister les points clés
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rédiger l’introduction, etc.
Chaque micro-action franchie crée un élan positif.
2. Utiliser la règle des 2 minutes
Si une tâche prend moins de 2 minutes, faites-la immédiatement. Cela évite l’accumulation mentale et crée une dynamique d’action.
3. Appliquer la technique Pomodoro
Travaillez par blocs de 25 minutes, suivis de 5 minutes de pause. Ce rythme stimule la concentration et rend les longues sessions de travail plus digestes.
4. Identifier et gérer ses distractions
Repérez ce qui vous détourne (notifications, réseaux sociaux, mails…) et mettez en place des rituels de concentration : mode avion, plage horaire sans interruption, outils de blocage d’apps…
5. Comprendre l’émotion qui bloque
Plutôt que de s’en vouloir, demandez-vous : « Pourquoi est-ce que je repousse cette tâche ? ». Est-ce de l’ennui ? De la peur ? De la colère ? Comprendre l’émotion permet souvent de déverrouiller l’action.
6. Se fixer des objectifs réalistes et engageants
Des objectifs trop ambitieux ou trop vagues démotivent. Fixez-vous des objectifs spécifiques, mesurables, et en lien avec vos valeurs ou votre vision à long terme.
7. Trouver un partenaire de responsabilité
Partager vos objectifs avec un collègue ou un proche peut renforcer l’engagement. Se savoir observé, soutenu ou challengé crée une saine pression positive.
En résumé…
La procrastination n’est pas un défaut, mais un symptôme. Plutôt que de culpabiliser, il est plus utile d’écouter ce qu’elle nous dit et de mettre en place des méthodes adaptées pour reprendre le contrôle. En changeant son rapport aux tâches, au temps et à soi-même, il est tout à fait possible de transformer la procrastination en action durable et sereine.
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